Pôle médecine inflammatoire, infectieuse, longévité : Maladies infectieuses et tropicales
Publié le – Mis à jour le
Présentation du service
Le service, comprenant 22 lits d’hospitalisation complète, prend en charge l’ensemble des infections, y compris chez les patients immunodéprimés. Il propose en plus de l’hospitalisation complète, des consultations externes et des hospitalisations de jour.
Le service comprend également un centre de vaccinations internationales, un centre antirabique ainsi qu’un CEGIDD comprenant lui-même un centre de vaccinations.
Il participe à plusieurs réunions de concertation multidisciplinaire : VIH, infections ostéoarticulaires complexes, endocardites et hépatites virales.
L’équipe pluridisciplinaire (médicale et paramédicale) présente dans le service accompagne les patients dans leur parcours de santé.
Coordonnées du service
Dr Thierry PRAZUCK Chef de service
-
FAX – Secrétariat de consultation
-
FAX – Secrétariat d'hospitalisation
-
FAX – Poste infirmier d'hospitalisation
Point orange – 4e étage
Adresse : 14 avenue de l'hôpital, 45100, Orléans
Point bleu – Rez-de-chaussée – Lettre Y
Adresse : 14 avenue de l'hôpital, 45100, Orléans
Dans ce service, on traite notamment :
• Le VIH et ses complications
• Les hépatites virales
• Les infections ostéoarticulaires
• Les infections pulmonaires dont la tuberculose
• Les infections urinaires
• Les maladies vectorielles dont la maladie de lyme
• Les infections tropicales
• Les accidents d’exposition sexuelle ou sanguine
• Les morsures ou griffures animales
Prise de rendez-vous
- Centre de vaccinations internationales
- Centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic – Dépistages
- Centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic – centre de vaccination
Vous êtes professionnel de santé
Demandez un avis d’expertise sur Omnidoc
Notre équipe de médecins propose un service d’avis sous forme d’échanges numériques à destination des professionnels de la région Centre-Val-De-Loire, hors du CHU d’Orléans.
Nous nous efforcerons de répondre aux demandes sous 72h, jours ouvrés.
Recherche
Nos principaux axes de recherches sont :
- Le VIH, les méthodes diagnostics et ses traitements
- Les anti-infectieux, leur pharmacologie et leur bon usage
- Les tests rapides d’orientation diagnostics (TRODs)
- La vaccination
- Les maladies vectorielles
- Les infections sexuellement transmissibles
- L’équipe travaille pour la recherche fondamentale et translationnelle avec le Laboratoire Interdisciplinaire pour l’Innovation et la Recherche en Santé d’Orléans
Promotion interne
Il s’agit d’une étude RIPH3, monocentrique qui vise à étudier l’autophagie (processus de nettoyage de la cellule) pour les patients atteints du VIH (virus de l’immunodéficience humaine).
Il s’agit d’une étude RIPH2, multicentrique, randomisée, en ouvert, dont l’objectif est de comparer la douleur ressentie par le patient après l’injection du traitement injectable contre le VIH en fonction du site d’injection (2 sites d’injection possibles dans la fesse versus dans l’aine) et de l’utilisation d’un casque de réalité virtuelle (hypnose médicale).
Il s’agit d’une étude RIPH2, monocentrique qui vise à développer les connaissances médicales concernant les réponses immunitaires chez des patients ayant reçus un vaccin contre le Covid-19 et le Monkeypox. L’objectif de l’étude est de mesurer et décrire l’évolution de la réponse humorale sérique chez ces patients.
Les maladies infectieuses à transmission vectorielle sont des maladies virales, bactériennes ou parasitaires transmises par des vecteurs, organismes vivants capables de transmettre des maladies infectieuses d’un hôte (animal ou humain) à un autre. Elles sont responsables chaque année d’environ un million de morts. Si aujourd’hui, ces décès interviennent principalement dans les zones tropicales et subtropicales, la situation pourrait évoluer dans le futur et un risque d’épidémie vectorielle n’est plus à écarter en Europe et en France. Les raisons de cette évolution sont doubles :
- 1. Les vecteurs les plus fréquents sont des arthropodes hématophages : moustiques, tiques, puces, poux, etc… Si certains de ces vecteurs sont présents en France depuis toujours (par exemple, la tique qui transmet notamment la maladie de Lyme), d’autres vecteurs tels que le moustique-tigre sont apparus plus récemment et, avec le réchauffement climatique, ont colonisé progressivement la quasi-totalité du territoire. Le moustique-tigre est le vecteur de nombreux pathogènes et notamment du virus de la dengue, du virus Zika, du virus Chikungunya (qui affectent l’homme essentiellement) ou encore du virus de la Vallée du Rift qui affecte les animaux et les hommes.
- 2. L’intensification des voyages et des échanges internationaux augmentent également le risque d’importer les pathogènes sur le territoire. Ainsi, à titre d’exemple, du 1er mai eu 1er décembre 2023, environ 2 000 cas de dengue importés ont été recensés en France dont 64 en Région Centre-Val de Loire.
Les présences combinées des vecteurs et des agents pathogènes rendent de plus en plus probable l’apparition de foyers infectieux en Europe et en France. Actuellement, il n’existe pas ou peu de solutions thérapeutiques ou prophylactiques pour lutter contre les maladies vectorielles et en l’absence de solutions efficaces contre les pathogènes, les stratégies de lutte actuelles ciblent davantage les vecteurs avec des campagnes d’éradication basées sur l’utilisation d’insecticides, d’acaricides et répulsifs et l’information des populations pour limiter la propagation des moustiques. De nouvelles stratégies de lutte basées par exemple sur la libération de moustiques rendus stériles par des irradiations sont également en cours d’évaluation.
L’objectif du projet est d’établir une cartographie précise des maladies infectieuses à transmission vectorielle en région Centre Val de Loire et d’évaluer le risque potentiel d’une épidémie d’origine vectorielle et les meilleures stratégies pour y répondre. Pour mener à bien le projet, le programme de travail a été divisé en 4 tâches distinctes :
- Évaluer la présence des vecteurs et leur densité en Région Centre-Val de Loire. Cet objectif sera réalisé par la pose de pièges pour les moustiques et par la récupération de tiques auprès de la population et notamment auprès des chasseurs.
- Étudier par PCR la présence et l’incidence d’agents pathogènes dans les vecteurs collectés. Les PCRs réalisées permettront d’établir si le vecteur est porteur d’un pathogène et d’identifier précisément le pathogène (virus de la dengue, bactérie responsable de la maladie de Lyme, west nile virus).
- Étudier par des analyses sérologiques la présence d’anticorps dirigés contre des virus / bactéries à partir de sérums humains ou animaux présents en Région Centre-Val de Loire.
- Communication et sensibilisation auprès du grand public par l’intermédiaire d’une exposition itinérante, d’un cycle de conférences (Museum d’Orléans pour la Biodiversité et l’Environnement MOBE) et d’articles vulgarisés et sensibilisation à la nécessité de lutter contre la propagation des vecteurs en limitant par exemple toute source d’eau stagnante.