Étude Maladies Infectieuses Vectorielles Émergentes (MIVE)
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Les raisons de cette évolution sont doubles :
- Les vecteurs les plus fréquents sont des arthropodes hématophages : moustiques, tiques, puces, poux, etc… Si certains de ces vecteurs sont présents en France depuis toujours (par exemple, la tique qui transmet notamment la maladie de Lyme), d’autres vecteurs tels que le moustique-tigre sont apparus plus récemment et, avec le réchauffement climatique, ont colonisé progressivement la quasi-totalité du territoire. Le moustique-tigre est le vecteur de nombreux pathogènes et notamment du virus de la dengue, du virus Zika, du virus Chikungunya (qui affectent l’homme essentiellement) ou encore du virus de la Vallée du Rift qui affecte les animaux et les hommes.
- L’intensification des voyages et des échanges internationaux augmentent également le risque d’importer les pathogènes sur le territoire. Ainsi, à titre d’exemple, du 1er mai eu 1er décembre 2023, environ 2 000 cas de dengue importés ont été recensés en France dont 64 en Région Centre-Val de Loire.
Les présences combinées des vecteurs et des agents pathogènes rendent de plus en plus probable l’apparition de foyers infectieux en Europe et en France. Actuellement, il n’existe pas ou peu de solutions thérapeutiques ou prophylactiques pour lutter contre les maladies vectorielles et en l’absence de solutions efficaces contre les pathogènes, les stratégies de lutte actuelles ciblent davantage les vecteurs avec des campagnes d’éradication basées sur l’utilisation d’insecticides, d’acaricides et répulsifs et l’information des populations pour limiter la propagation des moustiques. De nouvelles stratégies de lutte basées par exemple sur la libération de moustiques rendus stériles par des irradiations sont également en cours d’évaluation.
L’objectif du projet est d’établir une cartographie précise des maladies infectieuses à transmission vectorielle en région Centre Val de Loire et d’évaluer le risque potentiel d’une épidémie d’origine vectorielle et les meilleures stratégies pour y répondre. Pour mener à bien le projet, le programme de travail a été divisé en 4 tâches distinctes :
- Évaluer la présence des vecteurs et leur densité en Région Centre-Val de Loire. Cet objectif sera réalisé par la pose de pièges pour les moustiques et par la récupération de tiques auprès de la population et notamment auprès des chasseurs.
- Étudier par PCR la présence et l’incidence d’agents pathogènes dans les vecteurs collectés. Les PCRs réalisées permettront d’établir si le vecteur est porteur d’un pathogène et d’identifier précisément le pathogène (virus de la dengue, bactérie responsable de la maladie de Lyme, west nile virus).
- Étudier par des analyses sérologiques la présence d’anticorps dirigés contre des virus / bactéries à partir de sérums humains ou animaux présents en Région Centre-Val de Loire.
- Communication et sensibilisation auprès du grand public par l’intermédiaire d’une exposition itinérante, d’un cycle de conférences (Museum d’Orléans pour la Biodiversité et l’Environnement MOBE) et d’articles vulgarisés et sensibilisation à la nécessité de lutter contre la propagation des vecteurs en limitant par exemple toute source d’eau stagnante.
One Health
Événements
Du 2 au 12 octobre 2026
Le 2 juin 2026 de 19h à 23h30
L’approche une seule santé (one health) est un très bon exemple pour étudier la leptospirose sur un territoire.
En effet, les animaux comme les humains peuvent être contaminés, principalement à partir de l’environnement et de la faune sauvage.
C’est donc dans une approche “One Health” que nous évoquerons la leptospirose lors d’une soirée réunissant des experts des trois santés, ouverte à tous les professionnels de la santé humaine, animale et de l’environnement ainsi qu’à la société civile.